Le Gouvernail : nouvelle boussole pour piétons

La tech c’est bien, mais si on revenait sur l’humain ?

J’évolue dans un domaine très technologique, digital, numérique.
Je parle Data, processus, mode opératoire, etc.

C’est orienté vers l’utilisateur, vers l’entreprise, certes, mais au final j’expose des solutions avec des outils, de l’informatique, des machines et, j’espère, une bonne dose d’innovation.

 Alors quand j’ai découvert ce nouveau projet, j’ai directement croché !
J’ai pris comme une bouffée d’air, j’ai vu Le Gouvernail comme une évidence.

Après de longues discussions avec l’équipe fondatrice VOOG, je suis heureux de vous annoncer que j’ai reçu la licence pour la vente en Suisse du Gouvernail !

Un magnifique projet centré sur l’humain, qui permet de (re)découvrir une ville, un environnement, grâce à une carte interactive : mécanique et non digitale !

Ok, pour produire cette carte, il faut des outils informatiques … la boucle est bouclée !

Ce projet fait déjà un carton en France…au tour de la Suisse maintenant !

Vous pensez à une connaissance que ça pourrait intéresser ?
Vous avez des idées d’implantation particulière ?

N’hésitez pas à partager !

Je réponds aussi à toutes vos questions 🙂

GéoRomandie 2018 – #JRG2018

Le 15 novembre dernier avait lieu la journée romande de la géoinformation. Plus de 600 personnes étaient réunies au SwissTech Convention Center. Les séances plénières et les sessions parallèles étaient organisées autour de thématiques décisives comme le rôle du numérique dans la géomatique, les innovations, l’implication des citoyens dans le numérique et l’utilisation/création des géodonnées,  Smart City etc.

Pour l’occasion it is gis avait un stand. Voici quelques photos!

Présentation SwissTopo

Présentation SwissTopo

Présentation SwissTopo

Stand It is gis

Stand it is gis

Equipe it is gis

Equipe it is gis

Au plaisir de vous retrouver lors d’un prochain évènement !

D’ici là, n’hésitez pas à nous contacter.

C’est Mardi-Gras! Faire de la géographie et des SIG en s’amusant.

Février est la période du carnaval et de Mardi-Gras, des traditions qui perdurent que l’on soit religieux ou non. Personne ne refuse une merveille (pour ceux qui ne connaissent pas les merveilles sont des gâteaux), et qui n’a pas rêvé un jour du carnaval de Venise ou de celui de Rio ? Il y a d’autres villes dans le monde qui ont des festivités importantes et très anciennes : La Nouvelle-Orléans, Hamburg, Berne, Notting Hill (à Londres), ou encore Paris.

Plus tard dans l’année, il y a les carnavals de Kingston à la Jamaïque (aux environs de Pâques), celui de Brooklyn à New-York (en septembre), ou encore celui de La Havane (en juillet-août), villes où James Bond s’est baladé quelques fois entre 1962 et 2015. Une erreur tout de fois, avec les festivités à Nassau, aux Bahamas. Dans Opération Tonnerre, la parade des Junkanoo est faussement présentée comme un mardi-gras. Or les festivités ont lieu en décembre.

Mardi-Gras et les carnavals (Pour les locaux, il y en a quelques-uns très connus en Suisse), a été propice à la réalisation d’une carte et d’une scène 3D avec ArcGIS Pro, que nous avons ensuite montée dans une Web App. Rien de bien compliqué, il a fallu regarder l’intégrale des James Bond, noter les lieux, les changements, trouver les pièces manquantes. Par exemple, certaines villes ou certains pays n’existent pas. Dans Vivre et Laisser Mourir, James Bond se retrouve à San Monique, une île des Caraïbes qui n’existe pas (les scènes ont été filmées pour certaines à la Jamaïque). Crab Key (Dr. No) est aussi une île fictive au large de la Jamaïque. Dans Permis de Tuer, Bond cherche à venger Félix Leiter d’un parrain de la drogue qui tient en sous-main la République d’Isthmus. Isthmus est basée sur Panama, bien que les scènes furent tournées au Mexique. Certains lieux ne sont pas expressément notés ni nommés comme la base navale de Faslane en Ecosse, ou des passages par la Sibérie. En faisant quelques recherches, il est facile de trouver des sites dédiés à James Bond et aux lieux de tournage. Certains de ces compléments ont été utilisés pour faire apparaître les tronçons de voyage, d’autres sont notés dans les commentaires dans la table attributaire.

En 2015, une carte avec les voyages de James Bond avait été publiée dans le Guardian (https://www.theguardian.com/travel/2015/oct/26/james-bond-travel-destinations-interactive-map).

Personnellement, cette carte m’a toujours dérangée car les voyages de Bond ne débutent pas tous à Londres. Il reçoit certes, ses ordres du MI6, dont le quartier général y est situé, mais ses aventures n’ont pas toujours Londres comme ville de départ. Un autre détail qui me gênait, c’est d’avoir représenté les trajets comme simples et ressemblant à des vols en avion. Or, 1) les voyages de Bond vont du très simple (Dr. No se passe en Jamaïque, On ne vit que deux fois se passe majoritairement au Japon), au très compliqué, avec des allers-retours entre certaines destinations (Dans Tuer n’est pas Jouer par exemple, ou dans Quantum Of Solace) ; et 2) il ne voyage pas toujours en avion, Bond ayant une tendance au vol de véhicules.

Cependant, nous avons un seul regret dans cette visualisation, et c’est avec le tronçon le plus important: dans Moonraker Bond termine en orbite sur la station construite par Hugo Drax. Ce tronçon n’est malheureusement pas visualisé dans notre carte. Les informations dans la table attributaire ne sont pas exhaustives, il manque quelques détails sur les modes de transport. Nous espérons faire évoluer la carte, la sortie du prochain James Bond en 2019 sera une bonne excuse. Pour l’instant la table attributaire contient le titre en anglais et en français, l’acteur principal, les James Bond Girls, le réalisateur, la date de sortie (qui sert d’ID), le lien vers la page wikipédia, des commentaires, l’interprète du générique, et le mode de transport lorsque cela était possible.

Note : Tous les James Bond, de 1962 à 2015 sont visualisés sur notre carte. Le seul film manquant est Never Say Never Again (Jamais Plus Jamais, qui est une mauvaise traduction au passage, et un mauvais remake d’Opération Tonnerre), qui date de 1983 et qui n’est pas un produit de EON Productions. Nous n’avons pas non plus pris en compte la version comédie de Casino Royale de 1967.

Les outils

Pour réaliser la carte et la scène 3D, et publier le tout, nous avons utilisé plusieurs outils.

  • ArcGIS Pro 2.1: nous avons converti un simple fichier excel en table avec Excel To Table, une fois pour les noeuds (les villes) et une seconde fois pour les directions vers et à partir des noeuds. Dans la table des no Figure 1 – Les villes visitées par James Bond entre 1962 et 2015. Le point vert brillant est Londres. Les points orange sont les villes connues pour leurs carnavals et festivités du Mardi-Gras. euds et dans la carte, certaines villes cependant restent sans liens, car elles font souvent parties du pré-générique. C’est le cas de Arkhangelsk ou Prague par exemple.
  • Dans ArcGIS Pro nous avons utilisé l’outil XY to line pour tracer les segments entre les noeuds. Nous avons choisi l’option géodésique pour le rendu car nous voulions pouvoir utiliser la couche sur un globe.
  • Nous avons utilisé la symbologie et le fond de carte Firefly. La symbologie glowing firefly est librement accessible en ligne. J’avais vu une carte représentant les World Bank Contracts Award. La carte est faite à partir de la librairie D3.js (http://d3.artzub.com/wbca/). Je trouvais le concept et la visualisation intéressants. Un peu trop compliqué à lire peut-être, mais l’effet lumineux était plaisant. J’ai donc cherché une symbologie similaire pour ArcGIS.
  • ArcGIS online pour publier les couches, faire la scène 3D et le webapp builder.

Figure 2 – Visualisation en Web Scène dans ArcGIS

La Web app

Notre web app, cartographie 3D dynamique et animée => c’est par là

Pour accéder à l’animation il faut cliquer sur le symbole 3DFx (un globe). Un cadre en bas de la page s’ouvre avec la date par tronçon et le titre du film, et un symbole play apparaît.

En cliquant sur une date ou sur un titre, la carte va zoomer sur le tronçon en question (Note: certaines étiquettes sont très décalées par rapport au trajet ce qui peut porter à confusion).

En cliquant sur le symbole play le globe va se mettre à tourner.

Figure 5 – L’animation jet trails (widget de Web App builder).

Tip

Il n’est toujours pas possible de grouper les valeurs dans ArcGIS Online comme il est possible de le faire dans ArcMap ou dans ArcGIS Pro. La manière détournée de le faire c’est en exportant vos valeurs comme shapefile et ensuite de zipper ces shapefiles dans un même fichier et de l’importer dans ArcGIS online. A l’origine ma légende dans ArcGIS Online et dans la scène détaillait toutes mes villes mais n’avait pas conservé mes groupes de valeurs. En exportant 3 shapefiles dans un même zip, la légende est propre.

Figure 3- Légende en publiant directement en Feature Layer.

Figure 4 – Légende en ayant exporté les données en shapefiles (3 ici) et groupés dans un fichier zip importé dans ArcGIS online.

Les sources

https://blogs.esri.com/esri/arcgis/2017/04/28/firefly-basemap-starter-pack-for-arcgis-pro/
http://esri.maps.arcgis.com/home/item.html?id=5ebad49d08374b3ea012949bf58f521c
https://nation.maps.arcgis.com/home/item.html?id=91ab0648809a48d2a6814d166c7e2a8d
https://pro.arcgis.com/fr/pro-app/tool-reference/data-management/xy-to-line.htm
https://pro.arcgis.com/fr/pro-app/help/sharing/overview/share-a-web-scene.htm
http://www.undertheraedar.com/2013/
https://jamesbondlocations.blogspot.ch/