Est-ce que tout va bien sur Twitter ?

J’ai illustré mon précédent post par une carte sur laquelle j’ai reçu des questions.
Je la remets ici et j’indique cette fois de quoi il s’agit 🙂

La carte affichée est une tweetmap, précisément la onemilliontweetmap.
Elle géolocalise les tweets avec les informations GPS si l’utilisateur a activé la localisation !

Cette carte a d’autres fonctions sympa d’analyse de données.

Rechercher par mots clés, nom d’utilisateur, etc.; ok, c’est courant !

Afficher le nombre de tweet par clusters pour avoir des quantités en fonction de l’échelle de zoom : habituel dans les géoportails, mais toujours sympa !

Afficher une couche de heatmap, ou « carte de chaleur ». Ca suit logiquement les clusters les plus gros. Comme c’est en dynamique, c’est vraiment pas mal !

Last but not least ! : Savoir si ça va bien !
Affichage « sentiment view » qui analyse en temps réel l’humeur des tweets.
Le principe existe depuis 2010/2011, basé sur des outils d’analyse de texte « Linguistic Inquiry » et « Word Count ».

Combiner géolocalisation, cartographie, données de masse, data analyse, temps réel, recherche/filtrage; Joli !
Ajoutons l’émergence IoT; et à partir de là laissons place à la créativité pour en ressortir les meilleurs usages !

« J’ai besoin d’une carto sur mon appli pour localiser mes sites. Je vais mettre un Google Maps, c’est gratuit ! »

Voici une phrase qui revient, et que j’ai entendu encore ce mardi !
Je bondis, je cours, j’intercepte; je ne peux laisser aller plus loin 🙂

Avant de choisir l’outil, il faut de se poser les bonnes questions : les données, usages, mises à jour, besoins d’analyses, filtres etc.
De là, on peut s’orienter sur Google Maps…ou pas.

Quant à la gratuité … existe-t-elle ?

Pas d’anti Google ici, mais un historique rapide de quelques « évolutions » :
. 2005 : google maps et earth … gratuit … démocratisation de la carto online, merci !
. 2012 : limitations de services (ex: 2500 appels max quotidiens à l’API de géocodage)
. 2015 : limite de 25000 affichages gratuits de cartes par jour
. 2018 : nouveaux quotas et nouveaux tarifs, obligation d’une clé avec moyen de paiement enregistré, quota de 25000 cartes/jour modifié à 28000 cartes/mois.

Parier sur un usage gratuit de Google sur du moyen – long terme est selon moi assez risqué. Ca se calcule mais il n’y a aucune garantie, tout peut vite s’envoler.

Ici on est parti sur une autre solution. Dans un autre cas, on avait conservé Google Maps.

Moralité : analysez, misez sur la valeur à long terme, pas juste sur le « gratuit » !

Benchmark de solutions SIG, architectures, plateformes web, logiciels : Boundless

Les solutions Boundless

Pour tous ceux qui ont utilisé OpenGeoSuite, renommée en Boundless Suite, la suite a encore été renommée et s’appelle désormais Boundless Server.

Le dernier message du 25 juillet 2018 sur le chat de la communauté expliquait que Boundless ne met plus à disposition sur son site connect.boundlessgeo.com les versions communautaires de Boundless Suite. Si vous avez essayé de télécharger la suite et avez eu des soucis, c’est normal, les fichiers ne sont plus disponibles.

L’objectif en rédigeant ce billet était de présenter les avantages et les inconvénients de la suite qui incluait PostGIS, un composer, un GeoServer, GeoWebCache, un WPS Builder, WebSDK. Pour avoir utilisé la suite depuis 2014-2015 je trouvais les produits et l’idée d’une suite facile à installer et à gérer, vraiment intéressants, que ce soit pour un individu que pour une compagnie, une école etc.

Boundless fait maintenant le choix de solutions payantes, orientées entreprises et soutenues par leur équipe d’ingénieurs. Pour les inquiets, la communauté demeure très active, les projets sont disponibles sur github, GeoServer peut toujours être téléchargé à part, et d’après la communauté sur connect.boundlessgeo.com, les services sont compatibles (Boundless Desktop et la Suite si vous l’avez installée).

Un paquet sur les trois est accessible en téléchargement direct et gratuit. Pour les deux autres il faut un contrat :

Bonne nouvelle, si vous êtes développeur il vous reste la solution Github pour compiler le code vous-même et participer aux projets de développement etc.

Tout n’étant pas toujours clair sur le site de Boundless, mais basé sur ce que nous avons pu rassembler dans les documents, sur les forums et au sein de la communauté nous allons essayer de vous présenter succinctement les éléments principaux.

1/ Boundless Desktop

Il s’agit d’un paquet de logiciels qui vous permet de gérer, de visualiser, d’analyser et de disséminer vos données. Le paquet se compose, entres autres, de QGIS Desktop, PgAdmin, Qt Designer, GDAL/OGR, des plugins. L’installation peut se faire sur Mac OS X et Windows. Le paquet n’est pas disponible pour linux. MAIS tous ces éléments peuvent s’installer indépendamment du paquet sur n’importe quel OS.

Desktop semble offrir des outils de géotraitement intéressants comme la validation de topologie, le relief, les réseaux, mobilité. Nous n’avons pas vérifié si ces outils sont disponibles en dehors du paquet Boundless Desktop.

2/ Boundless Exchange

Exchange est un portail SIG sur lequel vous pouvez créer, partager et travailler de manière collaborative sur vos données. Les données sont versionnées et permettent de travailler en mode connecté ou déconnecté. Il est aussi possible de se connecter à d’autres catalogues ou points d’entrée comme esri REST, des services web OGC etc. La plateforme est customisable (logos, couleurs etc.).

3/ Boundless Server

La suite Boundless a été renommée Boundless Server et la numérotation est repartie à 1.0.0. La version 1.0.2 est disponible, si vous souhaitez payer et avoir un support technique. Les composants restent identiques à ceux de la suite :

  • PostGIS
  • GeoServer
  • GeoWebCache
  • PostgreSQL
  • PostGIS

Les logiciels incluent toujours le composer, pour configurer et faire de la symbologie dans les web maps, le WPS Builder et WebSDK pour créer et customiser des applications.

En termes d’installation rien de différent non plus avec une installation de la suite. Les aides à l’installation sont disponibles pour Ubuntu, Red Hat, Windows. L’installation sur Mac OS X doit se faire soit sur une machine virtuelle, soit en utilisant un fichier WAR.

Si vous voulez en savoir plus sur les composants et sur les différentes installations possibles dépendant de votre OS, nous vous renvoyons au User Manual de Boundless Server. Pour ceux qui connaissent la suite, vous verrez que le user manual n’a pas changé à part les illustrations qui contiennent maintenant Boundless Server au lieu de Boundless Suite.

Conclusion

Pour résumer :

Boundless privilégie le service aux entreprises et ne met plus à disposition les logiciels qui composent Boundless Server (anciennement Boundless Suite) de façon gratuite sur leur site.

Boundless Server se présente comme une alternative à ArcGIS Server. Les offres vont de $10K par an à $100K par an. Ce dernier cas étant destiné aux missions opérationnelles 24h/7j, aux systèmes de grande échelle avec une architecture complexe. Les offres incluent de nombreux services de support et une expertise en architecture.[1]

Boundless Exchange se positionne comme une alternative à ArcGIS Portal. La première année les prix s’échelonnent entre $35K to $75K ou plus (dépendant de la complexité demandée, de l’intégration nécessaire etc.).[2]

Nous n’avons pas d’information en ce qui concerne les offres destinées aux écoles et aux organisations de types ONG ou associations à but non lucratif.

Notes

[1][2] Données provenant d’échanges avec Boundless.

Références

https://boundlessgeo.com/wp-content/uploads/2018/05/ExchangeOnepager.pdf
https://boundlessgeo.com/wp-content/uploads/2018/04/BoundlessServerBrochure.pdf
https://server.boundlessgeo.com/docs/1.0.2/
https://connect.boundlessgeo.com/docs/desktop/1.1.0/what_is_bd.html
https://server.boundlessgeo.com/docs/1.0.2/webmaps/composer/configuration.html
https://connect.boundlessgeo.com/docs/exchange/1.4.7/
https://connect.boundlessgeo.com/docs/anywhere/1.2.1/
http://geoserver.org

Conférence francophone Esri – 10 & 11 octobre 2018

Les 10 et 11 octobre derniers, it is gis était à la conférence francophone Esri, aux docks de Paris. Le planning était complet, difficile de faire un choix dans les présentations à voir. Nous avons fait quelques photos et rapporté des bonnes idées et des nouveaux outils à tester.

Si vous avez des questions ou des besoins liés aux nouveautés des produits ArcGIS, n’hésitez pas à nous contacter.

Vue sur le village

Vue sur le village

Présentation sur la défense incendie

Imagerie satellite et inondations

Risques naturels

Accompagner les utilisateurs

Concours storymap

Landsat Explorer

Grand témoin – Allain Bougrain Dubourg

Deep Learning – Extraction automatique de piscines

3D Indoors

Session plénière

Session plénière